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DYNAMISME ECONOMIQUE AU SÉNÉGAL

Les critères de performance de 2017

Globalement, dans un contexte de reprise économique mondiale, la situation macroéconomique nationale s’est nettement améliorée en 2017, en poursuivant sa bonne tendance entamée depuis la mise en œuvre du PSE, avec des efforts soutenus de l’Etat pour une gestion prudente des finances publiques. En perspectives, le Gouvernement devra poursuivre les réformes clés de l’environnement des affaires, la diligence dans l’exécution des projets structurants.

 

 

Au Sénégal, l’économie est restée en 2017 sur la tendance haussière amorcée depuis 2014, avec un fort taux de croissance du PIB réel pour la troisième année consécutive. En effet, le taux de croissance du PIB réel est estimé à 7,2% en 2017, contre 6,2% en 2016 supérieur à une cible initiale de 6,8%. Ce regain de dynamisme reflète la mise en œuvre des grands projets d’investissement du PSE et le renforcement de l’ensemble des secteurs productifs, jumelés au développement des infrastructures de soutien à la productivité globale. De fait, cette croissance est portée par les secteurs primaire et tertiaire qui ont enregistré une hausse respective de 12,9% et 6,6% en 2017, et dans une moindre mesure, par le secteur secondaire (4,5%).

L’inflation, mesurée par l’indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC), s’est inscrite en hausse de 1,3% en 2017 contre 0,8% l’année précédente. Malgré cette légère augmentation, le niveau général des prix reste en dessous du plafond de 3,0% fixé, permettant au Sénégal de respecter le critère de convergence de l’UEMOA.

Gestion prudente des finances publiques

Le Sénégal a poursuivi en 2017 sa politique de gestion prudente des finances publiques. Ainsi, le déficit budgétaire, dons compris, est ressorti à 2,9% du PIB1 en 2017 contre 3,2% du PIB en 2016, soit une amélioration de 0,3 point de pourcentage. Aussi, le déficit budgétaire est-il ressorti à 362,2 milliards, avec des dépenses de 2 738,8 milliards et des recettes s’établissant à 2 376,6 milliards. L’augmentation des ressources budgétaires en 2017 reflète principalement le niveau satisfaisant de l’élargissement de l’assiette et de la mobilisation des recettes fiscales. Celles-ci ont enregistré une progression de 3,1% pour s’établir à 1 844,9 milliards de FCFA en 2017 contre 1 788,6 milliards en 2016, portant ainsi le taux de pression fiscale à 14,8% en 2017 contre 15,7% en 2016.

Le ratio normal de la dette

Au titre de l’endettement, l’encours de la dette publique totale est estimé à 5 848,5 milliards FCFA, portant le ratio de la dette publique par rapport au PIB, à 47,7% en 2017 contre 47,2% en 2016. L’analyse de la viabilité de la dette publique montre que le Sénégal présente un risque faible de surendettement. En effet, le service de la dette publique extérieure est établi à 11,3% des recettes budgétaires (hors recettes exceptionnelles) et 9,9% des exportations de biens et services en 2017, contre des plafonds respectifs de 22% et 25% fixés.

L’Etat, Investisseur N°1

S’agissant de l’investissement mesuré par la FBCF (Formation brute de capital fixe), le taux est estimé à 23,8% du PIB en 2017, soit 0,6 points de pourcentage de plus que celui de 2016 (23,2%) ou de la projection initiale (22,9%). Il est essentiellement porté par les efforts publics reflétés par un nombre important de projets d’investissement public, en cours d’exécution dans le cadre de la mise en œuvre du PSE (7,2% contre 16,2% en 2016). Toutefois, la FBCF privée a enregistré un bond de 12,0% en 2017 par rapport à l’année précédente, permettant ainsi une progression de 10,6% de la FBCF contre 13,7% en 2016.

Dette extérieure

Concernant la demande extérieure, les importations et les exportations de biens et services en valeur sont estimées en hausse, s’affichant respectivement à 18,3% et 9,5% en 2017 (contre 1,5% et 2,1% en 2016). Cette situation s’explique par la forte dégradation du déficit commercial qui a atteint 1 555,7 milliards FCFA en 2017, contre 1164,8 milliards en 2016. Cela s’est traduit par un déficit du compte courant qui s’est dégradé de 426,2 milliards, pour se situer à 898,7 milliards FCFA en 2017 (7,2% du PIB), contre 472,45 milliards en 2016 (4,41% du PIB). Pour ce qui est du compte de capital, il ressort en excédent de 221,3 milliards contre 214,8 milliards en 2016. Au total, le solde global de la balance des paiements est estimé en 2017 en excédent de 244,3 milliards contre 50,2 milliards un an auparavant.  S’agissant de la situation monétaire, elle est caractérisée en 2017 par une hausse des avoirs extérieurs nets évalués à 244,3 milliards de FCFA, une augmentation des créances intérieures de 13,8% et une expansion de la masse monétaire de 12,1%.

 

LES NOTES DE L’ECONOMIE MONDIALE EN 2017 :

  • Croissance économique mondiale en 2017 est estimée à 3,7% par le FMI contre 3,2%en 2016 
  • taux de croissance de 1,7% en 2016 à 2,3%en 2017 dans les économies avancées
  • bonnes performances des économies américaines (1,5% à 2,3%), européennes (1,8% à 2,4%) et nippone (0,9% à 1,8%)
  • taux de croissance de 4,7% après 4,43% e, 2016
  • taux de croissance de a Chine de 6,9 % après 6,7 %
  • taux de croissance de 7,1% contre 6,7%
  • taux de croissance de 4,7% après 4,43% des pays émergents et en développement

@BIG

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