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Le Président Macky SALL au sommet de Lomé : Le Sénégal soutient le projet d’Accord-cadre sur la criminalisation du trafic de faux médicaments

Le Sénégal soutient le projet d’Accord-cadre sur la criminalisation du trafic de faux médicaments

C’est un véritable problème de santé publique, un fléau à une échelle planétaire. Le Président de la République du Sénégal, Macky SALL, qui participe, à Lomé (Togo), à un sommet sur les faux médicaments, en a fait le constat dans son discours. Son diagnostic est clair : « Les faux médicaments ne soignent pas. Ce sont des tueurs silencieux. » Le Chef de l’Etat cite l’Oms qui indique qu’entre 30° et 60 % de faux médicaments circulent en Afrique entraînant le décès de plusieurs centaines de milliers de personnes à travers le continent.

Le Président Macky SALL déplore un phénomène extrêmement lucratif mais faiblement réprimé au plan juridique. Il en veut pour preuve l’Institut international de Recherche anti-contrefaçon de médicaments (IRACM) qui rapporte que « pour mille dollars investis, le profit pour les organisations criminelles du secteur des faux médicaments, serait 500 fois supérieur ».

Le mal est si profond, l’industrie du faux tellement sophistiquée qu’il est difficile d’identifier l’authentique du contrefait. Le trafic est vaste, structuré et passe par tous les réseaux de distribution et même par les canaux légaux, en dehors de tout soupçon comme les dépôts, les dispensaires, les pharmacies et les hôpitaux.

L’état des lieux dressé par le Chef de l’Etat est plus qu’exhaustif qui décèle des « méthodes de la criminalité organisée et de la cybercriminalité ».

Face à cette plaie nourricière, cette économie frauduleuse autour du commerce de la mort, le Président Macky SALL appelle à combiner tous les efforts et à mettre en œuvre toutes les stratégies pour venir à bout du fléau qui gagne du terrain au fil des jours. A cet effet, il cite les mécanismes et instruments disponibles au Sénégal : « Nous avons mis en place en 2014, un Comité interministériel regroupant, sous l’égide du Ministère de la Santé, divers Services de l’Etat, notamment le Commerce, la Douane, la police et la Gendarmerie, pour mener la lutte contre les faux médicaments, y compris par des opérations coup de poing, sur le terrain, réalisées par le Groupement polyvalent de recherche et de répression de la fraude (GPR). »

Le Sénégal a également initié le processus d’adhésion à l’Agence Africaine des Médicaments et engagé la procédure de ratification de la Convention Médicrime portant sur la contrefaçon des produits médicaux et des infractions similaires menaçant la santé publique.

Mais le Président Macky SALL est conscient qu’il faudra aller bien au-delà pour arriver à un « impact global et durable ». Ainsi, dans des espaces d’intégration régionale, faudra-t-il « déployer une synergie d’efforts dans la surveillance, le contrôle transfrontalier, l’échange d’expérience et l’harmonisation des législations ».

Autant de faits et de raisons pour que le Sénégal soutienne le projet d’Accord-cadre sur la criminalisation du trafic de produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés. « Son adoption et sa mise en œuvre contribueront à améliorer notre action commune de lutte contre la fabrication et la distribution des faux médicaments dangereux pour la santé de nos populations et pour nos économies », espère le Président Macky SALL. Il indique ainsi la voie à suivre par l’Afrique, à l’instar de beaucoup de régions du monde, pour adopter progressivement les dispositifs de sécurité et de sérialisation des produits de santé soumis à prescription, qui permettent leur authentification, leur traçabilité et la vérification de leur intégrité.

C’est dans cette optique que le continent atteindra les objectifs du Plan de fabrication de produits pharmaceutiques pour l’Afrique (PMPA) adopté par l’Union Africaine. Il y va de l’amélioration de l’accès des populations africaines à des produits médicaux et à des technologies sanitaires de bonne qualité, sans risque et efficaces.

@BIG

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