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Macky SALL « nous pouvons changer les paradigmes afin que l’Afrique soit l’une des locomotives de la croissance mondiale ! »

Le Président Macky SALL s’est prononcé sur d’importantes questions économiques telles que la problématique de la responsabilité et de la qualité de l’endettement au cours de l’ « Africa Twin Challenge » organisé lors du Forum de Davos 2020. Le Président de la République indiqué la voie à suivre pour un changement des paradigmes afin que l’Afrique, grâce à des investissements massifs, soit l’une des locomotives de la croissance mondiale.

Le Président Macky SALL est d’avis que « l’endettement n’a jamais été en soi un problème dès lors qu’il est responsable et qualitatif ; c’est-à-dire qu’il finance l’économie productive, source de croissance, de développement et de bien-être social».

« En ce sens, la dette, investie dans des secteurs qui génèrent en retour plus de capacités productives, crée par elle-même les conditions de son remboursement » a plaidé le Chef de l’Etat.

Les recettes du PSE pour le rattrapage infrastructurel, l’endettement contenu, et le faible taux d’inflation

Au Sénégal, a rappelé le Président Macky SALL, « nous nous sommes livrés durant la première phase de mise en œuvre du PSE à effectuer un rattrapage infrastructurel qui a entrainé une augmentation rapide de la dette commerciale et sémi-concessionnelle, avec toutefois un respect de la norme communautaire et des autres ratios d’endettement. Ce rattrapage infrastructurel à la faveur d’un endettement a permis de réaliser des projets phares ayant un impact réel sur l’économie (taux de croissance élevés), l’emploi et la vie des populations ; il s’agit notamment du Train Express Régional (TER) sur 55 km dont 36 km déjà livrés, des routes et autoroutes, de l’accès à l’énergie pour lequel le pari de la disponibilité a été relevé ».

Les retombées positives d’une dette consacrée aux investissements

D’après le Président Macky SALL « les externalités positives de cette politique nous permettent de rembourser correctement notre dette et de mobiliser davantage de ressources internes avec une progression en 2019 des recettes fiscales de 20% sur la base de l’élargissement de l’assiette et de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales et sans augmentation du taux d’imposition. Cette situation a eu comme impact positif une augmentation de nos capacités de remboursement. Malgré tout, nous nous focalisons plus durant la deuxième phase du PSE sur la dette concessionnelle auprès de nos bailleurs bilatéraux et multilatéraux tout en travaillant parallèlement pour la mise en place d’un cadre légal garantissant la célérité et la transparence dans le recours aux financements innovants tels que les PPP afin d’augmenter nos possibilités pour financer notre développement ».

Des instruments de financement innovants actionnés pour face à la perception déformée de la dette

Le Président Macky SALL est également revenu sur les mécanismes de financement opérants mis en place au Sénégal. « Nous misons également sur nos instruments de financement comme la DER et le FONSIS pour développer l’investissement privé afin d’élargir nos espaces budgétaire et d’endettement » a rappelé le Chef de l’Etat avant de lancer un appel aux partenaires. « J’appelle nos partenaires au développement, tels que le FMI et la Banque Mondiale  à tenir compte de la valeur des actifs et des revenus potentiels dans l’analyse de la viabilité de la dette. J’invite aussi les investisseurs à ajuster la perception déformée du risque en Afrique pour tenir compte des réformes réalisées et de l’amélioration de l’environnement des affaires en Afrique ».

D’après le Président Macky SALL « cette perception (déformée du risque) a des conséquences notamment le renchérissement de l’investissement et du service de la dette et le recours à des garanties souveraines impactant négativement la viabilité de la dette, pour des projets potentiellement rentables.  Il estime qu’ « il est nécessaire pour les institutions et organismes financiers concourant à la formulation de cette perception du risque, d’émettre des notations et avis plus objectifs, en tenant davantage compte de la réalité des situations dans nos pays ».

@BIG

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