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Le Président Sall appelle XËYU NDAW ÑI à être « pragmatique et orienté vers l’action »

Le programme XËYU NDAW ÑI, dont le financement à hauteur de 450 milliards CFA a été annoncé par le Président Macky Sall lors du Conseil présidentiel sur l’insertion et l’emploi des jeunes, le 22 avril à Diamniadio, sera supervisé, suivi et évalué tous les 15 jours par le Conseil national pour l’insertion et l’emploi des jeunes (CNIEJ).

Le Chef de l’Etat exhorte ce programme novateur à être « pragmatique, orienté vers l’action, et opérationnel de façon diligente à l’échelle nationale ».

XËYU NDAW ÑI devra, selon lui, « répondre aux exigences d’inclusion, d’équité territoriale et de justice sociale que j’ai toujours fixées comme marqueurs des politiques publiques, car je veux un Sénégal de tous et un Sénégal pour tous ».

Le Plan Sénégal Emergent (PSE) réserve d’ailleurs une place prépondérante aux jeunes, à travers le Programme pour l’Entrepreneuriat des Jeunes dont la mission est de « faciliter la création d’entreprises en apportant une formation, un soutien technique et financier, des conseils et des services aux jeunes entrepreneurs ».

Le Président Sall rappelle d’ailleurs fort opportunément que l’Axe II du PSE porte sur le capital humain, la protection sociale et le développement durable.

« Le capital humain est, insiste-t-il, à la base de tout processus de développement. Et au cœur du capital humain, se trouvent la jeunesse et les besoins fondamentaux qui lui sont propres : l’éducation, la formation et l’insertion dans le système productif ».

Lors du Conseil des ministres du 10 mars dernier, il soulignait l’urgence de prendre à bras le corps la problématique de l’emploi des jeunes rappelant que « le  »Fast Track » doit plus que jamais être une réalité dans la mise en œuvre des projets et programmes du PSE et particulièrement le PSE/Jeunesse ».

Dans cette perspective, sur la période 2021-2023, outre les emplois salariés et les recrutements importants prévus dans plusieurs secteurs, c’est 450 milliards FCFA au moins, qui seront mobilisés pour le financement des jeunes et des femmes.

Dès le mois de mai, le Programme XËYU NDAW ÑI va procéder au recrutement de 65 000 jeunes dans les secteurs de l’éducation, de la reforestation, du reboisement, de l’hygiène publique, de la sécurité, de l’entretien routier, du pavage des villes, entre autres.

Il réserve 5000 postes d’enseignants pour le préscolaire, le primaire, le moyen et le secondaire, y compris les Daaras modernes et l’enseignement arabe.

D’autres mesures prises par le Chef de l’Etat devront concourir à booster l’emploi des jeunes et relancer l’économie durement éprouvée par la pandémie de la Covid-19. Il s’agit notamment de :

-La renégociation de la Convention Etat-Employeurs élargie à la filière de l’agriculture et de l’agro business, avec un objectif de 15 000 emplois.

-L’allocation de l’Etat à cette Convention passera d’un milliard à 15  milliards de FCFA.

-L’économie numérique « où s’exerce avec brio le génie créateur de notre jeunesse », n’est pas en reste car le Data Center qui sera inauguré en mai à Diamniadio, favorisera l’éclosion de plus de 4.600 entreprises, pour générer plus de 15 700 emplois, dont 720 directs.

-Un Pôle-Emploi et Entreprenariat pour les Jeunes et les Femmes sera également mis en place pour collecter les offres d’emplois, faire du conseil en recrutement et la mise en relation entre offres et demandes d’emploi.

Des Pôles installés dans les 45 départements du pays aideront aussi les jeunes à la recherche de financements à travers les structures publiques et privées dédiées.

Ces dernières années, les stratégies en matière de formation, d’emploi et de financement des jeunes, à travers des mécanismes de proximité innovants, ont été multipliés.

De 2012 à 2019, c’est quelque 493 000 emplois qui ont été créés compte non tenu des emplois agricoles. Rien que pour le compte de l’agriculture, 30 500 emplois ont été créés grâce à la réalisation de 329 fermes.

L’agriculture et l’élevage, après « une véritable révolution des mentalités » seront en mesure d’offrir aux jeunes des milliers d’autres emplois, ce qui fait dire au Président de la République que « nous devons passer de l’étape où on se sent pauvre parce qu’on est agriculteur ou éleveur, à l’ère où on se sait prospère grâce à l’agriculture et à l’élevage ».

« C’est tout le sens, assure-t-il de nos programmes de fermes agricoles et de Domaines agricoles communautaires (DAC) pour les jeunes dont beaucoup connaissent un réel succès ».

On rappelle que dans sa dernière  »Enquête emploi », l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), fait ressortir que « le niveau du chômage des personnes âgées de 15 ans ou plus est évalué à 16,9% au quatrième trimestre de 2019, ajoutant que ce phénomène est légèrement plus noté en milieu rural où 18,7% de la population active est au chômage contre 15,5% en zone rural.

L’étude poursuit en relevant que « selon le sexe, le chômage affecte davantage les femmes (27,6%) que les hommes (8,6%) ».

Par ailleurs, poursuit la même source, « plus de la moitié (59,3%) de la population en âge de travailler (âgée de 15 ans ou plus) a participé au marché du travail au quatrième trimestre de l’année 2019. Cette  participation au marché du travail varie selon le milieu de résidence, avec un taux de 60,7% en milieu urbain, contre 57,7% en milieu rural. Ce taux varie également selon le sexe, il est de 67,9% pour les hommes et 51,1% pour les femmes ».

En effet, la problématique de l’emploi des jeunes au Sénégal, résulte de plusieurs paramètres dont une démographie galopante dominée par une population très jeune, avec plus de 75 % de personnes âgées de moins de 35 ans. La population de jeunes -5 866 460 en 2020-, est projetée à 8 944 071 en 2035.

@BIG