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LE SENEGAL DANS LA CONSTANCE AVEC L’APPROBATION DE LA 3e REVUE DU PROGRAMME APPUYE PAR L’ICPE

L’excellent résultat issu de la troisième revue de l’instrument de coordination de la politique économique (ICPE) n’est qu’une suite logique de la bonne tenue de nos comptes attestée par le succès des deux premières approbations de juillet 2020 et janvier 2021.

En juillet 2020, Le conseil d’administration du FMI achevait la première revue du programme du Sénégal appuyé par l’Instrument de Coordination de la Politique économique pour une enveloppe de 323,6 millions de DTS (environ 442 millions de dollars).

L’accord avec le Sénégal au titre de l’ICPE a été approuvé le 10 janvier 2020, avec l’appui de la deuxième phase de la stratégie nationale de développement des autorités, le Plan Sénégal Émergent. Il repose sur trois grands piliers :

  1. Réaliser une croissance élevée, durable et inclusive ;
  2. Consolider la stabilité macroéconomique à travers une politique budgétaire prudente, notamment en augmentant les recettes et en améliorant l’efficience des dépenses, et à une bonne gestion de la dette ;
  3. Et gérer le secteur du pétrole et du gaz de manière durable et transparente.

La pandémie de COVID-19 a modifié sensiblement les perspectives établies au moment de l’approbation de l’accord ICPE, et a mis fin à une période de croissance vigoureuse qui a avoisiné en moyenne 6½ % au cours des six dernières années. Les mesures d’endiguement, le ralentissement de la demande extérieure, la baisse des envois de fonds des travailleurs expatriés et l’arrêt soudain des déplacements et du tourisme portent un coup dur à l’économie sénégalaise. Il est maintenant prévu que la croissance du PIB atteindra 1,1 % en 2020, contre 5,3 % en 2019, la vigueur de la reprise étant entourée d’une grande incertitude et exposée à des risques considérables.

Les autorités ont pris des mesures importantes pour contenir la pandémie et en atténuer les répercussions économiques, avec l’appui de financements supplémentaires de la part de leurs partenaires au développement et de la participation à l’initiative de suspension du service de la dette appuyée par le G20 et le Club de Paris. En avril, le FMI a décaissé 323,6 millions de DTS (environ 442 millions de dollars, ou 100 % de la quote-part du pays) au titre de l’instrument de financement rapide et de la facilité de crédit rapide pour aider le Sénégal à satisfaire les besoins urgents de financement de la balance des paiements qui sont liés à la pandémie.

Les services du FMI et les autorités se sont entendus sur une loi de finances révisée pour 2020 qui intègre la riposte à la COVID-19, avec une hausse considérable des dépenses de santé, un soutien ciblé aux personnes vulnérables et des mesures de stabilisation économique de grande ampleur. Le déficit budgétaire augmentera temporairement à 6,1 % du PIB et, une fois que la situation reviendra à la normale, il devrait redescendre à 3 % du PIB d’ici 2022, ce qui correspond au critère de convergence budgétaire régionale.

La mise en œuvre du programme a été satisfaisante : tous les objectifs quantitatifs, sauf un, ont été atteints à fin décembre 2019, et les réformes structurelles ont bien progressé. Les objectifs quantitatifs du programme ICPE pour fin juin et fin décembre 2020 sont en train d’être ajustés afin que l’impact de la pandémie soit pris en compte, et les objectifs de réforme sont simplifiés afin que les autorités puissent se concentrer sur la crise.

En janvier 2021, le Conseil d’Administration du FMI a achevé, pour la deuxième fois, la revue du programme du Sénégal appuyé par l’ICPE et a décaissé 442 millions de dollars.

L’accord en faveur du Sénégal au titre de l’ICPE a été approuvé le 10 janvier 2020. Le programme soutient les objectifs de développement fixés par les autorités dans le Plan Sénégal Émergent et est articulé autour de trois grands piliers :

  1. Parvenir à une croissance inclusive et tirée par le secteur privé ;
  2. Asseoir la stabilité macroéconomique grâce à une politique budgétaire prudente et à une gestion saine de la dette ;
  3. Gérer les futures recettes pétrolières et gazières de façon viable et transparente.

La pandémie a eu d’importantes répercussions économiques, au Sénégal, au premier semestre de 2020. Les pouvoirs publics ont adopté des mesures budgétaires et monétaires énergiques qui ont concouru à renforcer le système de santé et à amortir le choc économique, mais qui ont fait augmenter le déficit budgétaire prévu pour 2020 de 3 à environ 6½ % du PIB. En avril, le FMI a décaissé 442 millions de dollars (100 % de la quote‑part) au titre de l’instrument de financement rapide et de la facilité de crédit rapide pour soutenir la riposte à la pandémie. Tirant les enseignements de la crise, les autorités ont revu leur plan de développement économique pour 2021-23 en vue de bâtir une économie plus résiliente et plus inclusive, y compris en améliorant le dispositif de protection sociale.

La loi de finances 2021 approuvée en décembre 2020 prévoyait un rééquilibrage d’environ 1½ % du PIB reposant sur le retrait des mesures de relance liées à la COVID‑19, la mise en œuvre de la stratégie de recettes à moyen terme des autorités et la poursuite de la rationalisation des dépenses courantes. Conformément à ce qui a été arrêté au niveau régional, les autorités sont déterminées à revenir au plafond de déficit fixé par l’UEMOA à 3 % du PIB d’ici à 2023, ce qui aiderait à maîtriser les vulnérabilités liées à la dette. Le risque de surendettement reste modéré, mais avec une marge d’absorption des chocs restreinte à court terme.

Les réformes destinées à réduire progressivement les dépenses fiscales, à améliorer la transparence de l’exécution du budget et à surveiller les risques budgétaires progressent. Les autorités sont également en train de finaliser le cadre juridique révisé régissant les partenariats public‑privé ainsi que le cadre juridique régissant la gestion des recettes issues de l’exploitation des hydrocarbures, qui devraient être conformes aux meilleures pratiques internationales.

@BIG