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FORUM 2021 DE DAKAR POUR LA PAIX : LE PR MACKY SALL POINTE LES DIFFICULTES DANS L’EQUIPEMENT DES FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE

« On relève que dans la plupart des pays africains, les restrictions budgétaires des années d’ajustement structurel ont eu un impact négatif sur l’équipement des forces de défense et de sécurité.

Or, la sécurité n’a pas de prix. Mais elle a un coût. Face à la montée du péril terroriste, il nous plus de flexibilité budgétaire pour permettre à nos pays de se donner les moyens d’assurer un minimum de défense nationale, avec des armées bien entrainées et bien équipées.

J’invite les pays et institutions partenaires à tenir compte de cet impératif vital.

Nous devons aussi interroger la doctrine des opérations de paix en Afrique. Elles sont 7 aujourd’hui sur le continent : 6 déployées par les Nations Unies, et une par l’Union Africaine en Somalie (AMISOM), qui compte, à elle seule, plus de 21 000 éléments ; les 7 opérations totalisant plus de 75 000 soldats.

Certes, des succès ont pu être enregistrés çà et là. Mais les défis sécuritaires persistent ; d’où la problématique récurrente des mandats et des règles d’engagement des opérations, y compris dans le cadre de l’Architecture africaine de paix et de sécurité et sa Force en attente.

Nous devons, par conséquent, reposer la question doctrinale des opérations de paix au plan régional, à l’Union Africaine et au Conseil de Sécurité.

Sur le front économique, la pandémie COVID-19 a porté un coup sévère à nos efforts de croissance économique et d’émergence.

La chute drastique des recettes et la hausse imprévue des dépenses en riposte sanitaire et résilience socio-économique ont aggravé le déficit budgétaire, alors que nos pays ne disposent pas d’instruments monétaires et financiers d’atténuation de l’impact de la crise, à l’instar des banques centrales des pays développés.

S’y ajoute le ralentissement des apports financiers extérieurs, notamment les investissements directs étrangers et les envois de la diaspora.

Selon le Rapport de l’OCDE intitulé Dynamiques du développement en Afrique 2021 : transformation digitale et qualité de l’emploi, l’Afrique n’a attiré que 2,9% des IDE en 2019, soit 45,5 milliards de dollars, loin derrière l’Asie (31 %), l’Amérique latine et les Caraïbes (9.9 %).

Les transferts de la diaspora ont également connu un net recul. Je rappelle que ces transferts, estimés par la Banque mondiale à plus de 85 milliards de dollars en 2019, sont de loin supérieurs aux 29,6 milliards d’APD pour l’Afrique.

A titre illustratif de l’impact de la crise, pour la première fois de son histoire, un pays comme le Sénégal s’est retrouvé à faire du transfert de fonds dans le sens inverse, en soutien à notre diaspora dans le cadre de notre Plan de résilience économique et sociale. »

@BIG