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INDUSTRIES EXTRACTIVES

UNE CROISSANCE DYNAMIQUE

Industries Chimiques du Sénégal (ICS) : les chemins de la relance

Grâce à son programme de relance et à la faveur de la réhabilitation de ses installations de production et de fourniture d’énergie, les ICS sont parvenues à leur pleine capacité en 2016 avec une production de 1,67 million de tonnes de phosphates de chaux et 431.010 tonnes d’acide phosphorique. Les niveaux de production attendus pour 2017 sont respectivement de 1,8 million de phosphates de chaux et de 500.000tonnes d’acide phosphorique pour les ICS et 1,2 million pour les phosphates de Matam.

Production minière : le filon du phosphate

Le renforcement de la production des mines de Matam et la mise en exploitation de celles des régions de Diourbel, Matam, Louga, Thiès et Kédougou augurent de bonnes perspectives pour la filière phosphates. La production prévisionnelle attendue des nouvelles unités dépasse les 3 millions de tonnes de phosphates et plus de 600 mille tonnes d’acide. Les nouvelles découvertes de phosphates sont évaluées à plus de 120 millions de tonnes. Mieux, les nouveaux investissements dans cette filière intègreront des unités de production d’engrais.

Avec un tel potentiel, le Sénégal est aujourd’hui bien positionné pour être parmi les trois premiers pays producteurs mondiaux de phosphates et d’acide, conformément aux objectifs du PSE. Ce qui représente de nouvelles opportunités pour relever nos exportations ainsi que les recettes pour l’Etat et les Collectivités localités locales.  

Le dynamisme de l’activité minière, c’est aussi :

  • la production d’or qui devrait augmenter significativement avec la consolidation de l’activité des mines existantes et le démarrage de trois nouvelles mines d’un potentiel de près de 6 millions d’onces
  • le zircon dont la production sur la grande côte a atteint 62.000 tonnes en 2016
  • la réalisation d’une unité sidérurgique dans la région de Kédougou pouvant produire deux cent mille (200.000) tonnes de fer et deux (2) millions de tonnes de fonte pour les besoins nationaux
  • le ciment considéré aujourd’hui le quatrième poste d’exportation du pays, avec une capacité installée de 8 millions de tonnes. Les cimenteries soutiennent le dynamisme du sous-secteur des BTP, en plus de contribuer à la création de valeur ajoutée et de satisfaire la demande pour l’exportation, pour près de 3 millions de tonnes.

Les retombées sociales des exploitations minières

Ce regain d’activités dans le secteur des mines s’est traduit par le doublement des recettes pour l’Etat. Celles-ci sont passées de 45 milliards F CFA à la fin de l’année 2012 à 107,4 milliards CFA en 2016. Parallèlement, les emplois générés sont passés de 3 000 en 2012 à 8 000 en 2016. Fortement préoccupé par la prise en compte des intérêts des Collectivités locales et des populations vivant dans les sites d’exploitation, le Chef de l’Etat a décidé dans le nouveau code minier d’affecter 0.5 % du chiffre d’affaires hors taxes des sociétés minières à un Fonds d’appui aux collectivités locales. En outre, 20% des recettes de l’Etat provenant des opérations minières seront versées à un Fonds d’appui et de péréquation destiné aux collectivités locales. Un Fonds de Réhabilitation des Sites miniers, alimenté par tous les titulaires de permis d’exploitation et dont les ressources sont calculées sur la base des études d’impact environnemental, est également mis en place.